À l’instar du couillard, le cul-de-lampe est un terme de typographie (dans le cas qui nous intéresse) qui peut désigner deux éléments différents. Ces éléments sont différents, toutefois ils possèdent un point commun. Ce point commun tient dans la forme en triangle. Mais pas n’importe quel triangle : un triangle pointe vers le bas.
Laissez-moi vous expliquer !
Côté texte : le cul-de-lampe textuel
Le premier cul-de-lampe que nous allons voir concerne la gestion du texte et sa disposition.
L’expression désigne alors une disposition du texte dont les lignes vont en rétrécissant jusqu’à former une pointe. Il s’agit donc d’un texte centré, mais pas seulement puisqu’il va venir former un triangle pointe vers le bas.

Dans cet exemple mis en images, on a dans un premier temps justifié le texte avec une simple indentation. Puis, dans un second temps, on voit que le dernier paragraphe est centré avec un retour à la ligne progressif. En conséquence, les lignes forment le fameux « cul-de-lampe », c’est-à-dire un triangle inversé.
Mais notre élément peut également être illustré et c’est ce que nous allons voir dans la partie suivante.
Côté illustration : le cul-de-lampe illustré
Le second cul-de-lampe en typographie est un élément graphique.
À nouveau, l’expression cul-de-lampe s’applique à une fin de chapitre, sauf qu’il s’agit cette fois d’un élément graphique.
Le cul-de-lampe illustré est en effet un symbole ou un dessin qui vient clore un chapitre. Traditionnellement, la vignette utilisée formait un triangle pointant vers le bas. Ce fleuron servait à garnir la zone restée blanche en fin de chapitre.
Par extension, le cul-de-lampe désigne aujourd’hui toute illustration venant clore un chapitre.

Dans l’exemple ci-dessus, les fleurs forment bel et bien un triangle pointant vers le bas.
Pour conclure sur les culs-de-lampe…
Au final, le cul-de-lampe sert à embellir les fins de chapitres.
Connaissiez-vous ce terme ?
Avez-vous déjà utilisé les culs-de-lampe dans vos ouvrages ?

